25 avril 2021 : Journée nationale du Souvenir des Victimes et Héros de la Déportation – quelques images de la cérémonie en effectif restreint au Struthof.

Eu égard au retour des restrictions de déplacement depuis le début du mois d’avril, l’habituel recueillement sur site lors de cette journée particulière n’a pu se faire qu’en effectif très réduit, en présence de Mme Pâquet, Sous-préfète de Sélestat-Erstein ; M. Woock, Maire de Natzwiller et M. d’Andlau, Directeur du CERD. Il fut procédé à des dépôts de gerbe au nom de l’Amicale, de l’État et du CERD, ainsi qu’à la lecture du Message des Déportés. La conclusion musicale revint à M. Nicolas Hugon, violoncelliste de l’Orchestre philharmonique de Strasbourg, avec son interprétation d’une pièce de Maurice Ravel à la Fosse aux Cendres, en contrebas du crématoire.

Le documentaire court « Colette », consacré à Colette Marin-Catherine, une femme de 92 ans qui fut membre de la Résistance sous l’Occupation nazie, a obtenu l’Oscar dans sa catégorie. Le film retrace comment en 2018, la nonagénaire caennaise est partie sur les traces de son frère décédé à Dora le 22 mars 1945.


Gagnant dans la catégorie Meilleur court métrage documentaire, ce film réalisé par Anthony Giacchino et produit par Alice Doyard est une histoire forte autour de la perte, de la transmission et de la mémoire. À découvrir absolument.

Court métrage documentaire de vingt-cinq minutes, Colette est un film précieux et poignant d’Anthony Giacchino. L’histoire d’une transmission intergénérationnelle entre Colette, ancienne résistante nonagénaire, et Lucie, 17 ans, aspirante historienne et passionnée par la Seconde Guerre mondiale. Entre les deux femmes, une affection grandit. Elle leur permet d’affronter ensemble un pèlerinage au camp de concentration de Dora, en Allemagne. C’est là que Jean-Pierre, le frère aîné de Colette, ancien résistant lui aussi, est mort d’épuisement à 19 ans, le 22 mars 1945.

Colette fait partie de celles qu’on voudrait retenir. Encore un peu, encore longtemps. Cette vieille dame élégante à la mise impeccable n’a pourtant rien d’un fragile et vénérable vestige. Drôle, stoïque, franche, elle n’est pas non plus du genre à prêcher la révérence aux anciens. Et gare à vous si vous la traitez d’héroïne ! Mais Colette a vécu ce que très peu peuvent encore aujourd’hui raconter. L’Occupation allemande, la Résistance. Des années noires qu’elle sait transmettre avec ce qu’il faut de franc-parler et de révolte, d’intransigeance et d’humour.


Lien  vers le documentaire : 

https://www.youtube.com/watch?v=J7uBf1gD6JY

https://www.facebook.com/LeMemorialDeCaen